Placer une orchidée sur un rebord de fenêtre lumineux suffit rarement à la garder en forme sur la durée. Ce qui fait la différence, c’est la façon de l’arroser, la fréquence choisie, la quantité d’eau apportée et la qualité du drainage. Entre pourriture des racines et dessèchement complet, la marge de manœuvre semble étroite, surtout pour les débutants. Pourtant, une fois que l’on comprend comment cette plante vit dans la nature – souvent accrochée aux arbres, baignée d’humidité mais jamais les pieds dans l’eau – son entretien devient logique, presque instinctif.
Dans cet article, on suit Camille, citadine qui pensait avoir « la main noire » avec les plantes. Après avoir perdu sa première orchidée en quelques semaines, elle a décidé de revoir totalement sa façon d’arroser et d’organiser l’éclairage, le choix du substrat et le rempotage. En découvrant la méthode du trempage, en observant la couleur des racines et en ajustant l’humidité de son salon, elle a réussi à obtenir deux floraisons par an sur la même plante. À travers son expérience, vous allez voir comment adapter votre rythme d’arrosage, éviter les erreurs classiques, choisir un substrat qui respire et repérer très tôt les maladies ou ravageurs. Chaque partie peut être lue de manière autonome, mais l’ensemble forme un véritable mode d’emploi pour garder vos orchidées en parfaite santé.
En bref :
- Observer les racines (couleur, fermeté) permet de décider quand arroser plutôt que de suivre un calendrier rigide.
- Privilégier le trempage avec une eau peu calcaire garantit une hydratation homogène sans noyer le substrat.
- Adapter la fréquence selon l’espèce, la saison, la température et l’humidité de la pièce est essentiel.
- Assurer un drainage efficace grâce à un pot percé et un substrat aéré (écorce, fibre de coco, billes d’argile).
- Contrôler l’environnement : 50 à 70 % d’humidité, bon éclairage sans soleil brûlant, air renouvelé.
- Rempoter tous les 1 à 2 ans avec des outils désinfectés pour éviter pourritures et maladies.
- Surveiller feuilles et racines pour détecter à temps cochenilles, pucerons et champignons.
Comprendre comment arroser une orchidée selon ses besoins réels
Pour savoir comment arroser une orchidée sans l’abîmer, il faut commencer par abandonner un réflexe courant : la traiter comme une plante verte classique. Beaucoup d’orchidées vendues en jardinerie, notamment les Phalaenopsis, sont des espèces épiphytes. Dans leur milieu naturel, elles vivent accrochées aux troncs, les racines au contact de l’air, simplement humidifiées par les pluies et la brume. Elles n’ont donc jamais un « sol » gorgé d’eau autour d’elles.
Camille, notre citadine, arrosait sa première plante tous les trois jours avec un arrosoir, comme son ficus. Résultat : racines brunes et molles, floraison interrompue en quelques semaines. En réalité, l’orchidée supporte bien mieux un léger manque d’eau ponctuel qu’un excès prolongé. L’enjeu n’est pas de multiplier les arrosages, mais de viser une alternance précise entre hydratation et séchage partiel du substrat.
Lire les racines et le substrat pour décider du bon moment
Pour trouver la bonne fréquence, il suffit souvent de regarder les racines à travers le pot transparent. Lorsqu’elles sont vert vif, elles sont hydratées. Lorsqu’elles deviennent gris argenté, l’orchidée réclame de l’eau. Ce repère visuel évite de se fier uniquement au calendrier ou à des conseils trop généraux.
Le substrat joue aussi un rôle clé. Un mélange à base d’écorces de pin sèche plus vite qu’un support contenant de la fibre de coco. Camille a ainsi remarqué qu’après une semaine, son mélange à grosses écorces était presque sec en surface mais encore légèrement frais en profondeur. En glissant un doigt dans le pot ou en soupesant la plante, elle a appris à estimer le moment où la masse devient réellement légère, signe que l’eau a été en grande partie consommée.
Adapter quantité d’eau et fréquence aux différentes espèces
Toutes les orchidées n’ont pas le même appétit en eau. Certaines vivent dans des zones brumeuses toute l’année, d’autres connaissent des périodes sèches marquées. Cette différence se traduit par des rythmes d’arrosage distincts, qu’il vaut mieux respecter pour éviter stress hydrique ou maladies.
Voici un tableau synthétique des besoins moyens, que Camille a utilisé pour ajuster les soins à chacune de ses plantes :
| Espèce d’orchidée | Fréquence moyenne d’arrosage | Conseils spécifiques |
|---|---|---|
| Phalaenopsis | Environ 1 fois par semaine | Observer la couleur des racines dans le pot transparent ; laisser sécher en surface. |
| Cattleya | 1 à 2 fois par semaine en période chaude | Laisser le substrat sécher presque complètement entre deux arrosages. |
| Dendrobium | Tous les 8 à 10 jours | Réduire fortement la quantité d’eau en période de repos. |
| Vanda | 3 à 4 fois par semaine | Vaporiser généreusement les racines aériennes, drainage total obligatoire. |
Ce tableau donne un ordre d’idée, mais l’observation reste prioritaire. Camille a vite compris qu’un Dendrobium installé près d’un radiateur ne peut pas être arrosé comme un autre placé dans une pièce plus fraîche. En combinant ces repères généraux avec l’observation des racines et du substrat, elle a trouvé un rythme beaucoup plus fiable que n’importe quelle règle toute faite.
Le rôle de l’environnement : humidité et éclairage
Les besoins en eau évoluent avec l’humidité de la pièce et l’éclairage disponible. Dans un salon chauffé avec un air sec à 35 %, l’évaporation est rapide et l’orchidée consomme davantage. À l’inverse, dans une salle de bain lumineuse avec 70 % d’humidité, le substrat reste humide plus longtemps.
Camille a investi dans un petit hygromètre pour visualiser ce paramètre. Elle a découvert que, pendant les pics de chaleur, le taux d’humidité chutait brutalement, ce qui expliquait le dessèchement rapide des racines aériennes. Elle a alors augmenté légèrement la fréquence des arrosages tout en ajoutant un plateau de billes d’argile et d’eau sous ses pots pour créer une zone humide localisée.
Au fil des mois, elle a appris à raisonner comme ceci : plus l’air est sec et la lumière forte, plus la plante transpire et consomme d’eau. Plus l’air est humide et la lumière modérée, plus on peut espacer les apports. Cette logique simple lui a permis de stabiliser la santé de ses orchidées sur le long terme.
Comprendre ces besoins de base prépare le terrain pour choisir une méthode d’arrosage adaptée, ce que nous allons voir maintenant avec des techniques concrètes et faciles à appliquer.

Techniques d’arrosage d’une orchidée : trempage, arrosage par le haut et vaporisation
Une fois la fréquence comprise, reste la question du « comment ». Arroser une orchidée au robinet, au verre, par immersion ou au pulvérisateur ne produit pas les mêmes effets sur les racines et le drainage. Camille a expérimenté plusieurs techniques avant de trouver la combinaison idéale pour ses plantes de salon. L’objectif reste toujours le même : hydrater le substrat de façon homogène, puis laisser l’eau s’évacuer complètement sans stagnation.
La méthode du trempage, très répandue aujourd’hui, apporte souvent le meilleur compromis. Elle imite la pluie tropicale qui imbibe brièvement les supports naturels avant que l’air et la chaleur ne prennent le relais. Encore faut-il la pratiquer correctement, avec une eau adaptée et une durée maîtrisée.
Maîtriser la méthode du trempage (bassinage)
Camille a adopté le trempage comme technique principale pour ses Phalaenopsis. Elle remplit une bassine d’eau à température ambiante, plutôt filtrée ou de pluie pour limiter le calcaire. Elle y plonge le pot jusqu’au bord, sans immerger la plante elle-même, pendant environ 10 à 15 minutes. Cette durée suffit pour humidifier l’ensemble du substrat sans l’asphyxier.
Après ce bain, elle laisse systématiquement égoutter le pot au-dessus de l’évier au moins un quart d’heure. Ce temps de repos est crucial pour évacuer l’excès d’eau. Si le cache-pot est remis trop vite, une flaque se forme au fond et les racines restent en permanence dans l’eau, ce qui favorise la pourriture. En observant ce simple protocole, elle a nettement diminué les racines brunes et molles sur ses plantes.
Arrosage par le haut : précautions indispensables
Parfois, le trempage n’est pas pratique, notamment pour des pots lourds ou des installations suspendues. Camille utilise alors l’arrosage par le haut, en versant la quantité d’eau doucement sur le bord du pot, jamais au cœur de la plante. L’eau traverse le substrat puis ressort par les trous de drainage, emportant avec elle d’éventuels résidus de sels minéraux.
Cette méthode demande davantage de vigilance. Il faut vérifier que l’eau s’écoule bien et qu’aucune zone détrempée ne se crée au centre du pot. Camille s’assure aussi de ne jamais laisser d’eau dans la soucoupe plus de quelques minutes. Lorsqu’elle arrose par le haut, elle préfère une eau légèrement tiédie pour éviter le choc thermique sur les racines.
Vaporisation et gestion de l’humidité ambiante
La vaporisation n’a pas pour but principal d’arroser l’orchidée, mais de corriger un air trop sec autour de la plante. Camille y a recours lors des canicules ou en hiver quand le chauffage tourne fort. Elle pulvérise une brume très fine sur les racines aériennes et autour du feuillage, sans insister sur le cœur des rosettes ni sur les fleurs, plus sensibles aux taches et aux pourritures.
Elle a ensuite complété cette approche en plaçant ses pots sur des plateaux remplis de billes d’argile et d’eau. L’eau s’évapore et augmente localement l’humidité de l’air sans toucher directement les racines, ce qui réduit fortement le risque de pourriture. Cette combinaison lui a permis de préserver une atmosphère stable autour de 50 à 60 % d’humidité, ce qui convient bien à la plupart des orchidées d’appartement.
Erreurs d’arrosage à éviter absolument
Comme beaucoup de propriétaires d’orchidées, Camille avait entendu parler de la technique des glaçons, censée simplifier la gestion de la quantité d’eau. Après quelques essais, elle a constaté des taches sur les feuilles et un ralentissement de la croissance. Les racines, exposées au froid, n’apprécient pas ces variations brutales de température. Elle a définitivement abandonné cette méthode au profit du trempage à eau tiède.
Autre erreur fréquente : pulvériser directement les fleurs pour les « rafraîchir ». Au lieu d’améliorer leur aspect, cela accélère souvent leur chute, car l’eau stagne dans les corolles. Camille a appris à concentrer ses pulvérisations sur l’environnement de la plante, jamais sur les boutons floraux. En corrigeant ces maladresses, elle a prolongé nettement la durée de chaque floraison.
Avec ces techniques bien posées, une nouvelle question s’est imposée à elle : comment choisir le bon substrat, le bon pot et le bon moment pour rempoter ? C’est le sujet de la partie suivante.
Cette recherche vidéo vous permettra de visualiser concrètement les gestes de trempage, d’égouttage et de contrôle des racines, en complément des explications détaillées ici.
Substrat, drainage et rempotage : le trio gagnant pour une orchidée en santé
Un bon arrosage ne sert à rien si le substrat retient trop l’eau ou si le drainage est insuffisant. De nombreuses orchidées achetées en grande distribution sont installées dans des mélanges compacts, parfois enveloppés d’une mousse décorative qui garde l’humidité au mauvais endroit. Camille l’a appris à ses dépens : sa seconde orchidée a commencé à dépérir alors même qu’elle respectait un rythme raisonnable d’arrosage.
En retirant le pot, elle a découvert des racines prisonnières d’un mélange saturé d’eau. Elle a donc décidé d’investir dans un substrat spécialisé et de rempoter toutes ses plantes selon une méthode bien plus respectueuse de leur fonctionnement naturel.
Choisir un substrat adapté aux racines d’orchidées
Les racines d’orchidées ont besoin d’air autant que d’eau. Un bon substrat doit donc être léger, très drainant, avec des éléments de taille assez grosse pour laisser circuler l’air. Camille a testé plusieurs mélanges avant de trouver ceux qui correspondaient le mieux à ses différentes espèces.
- Écorces de pin : parfaites pour les Phalaenopsis, elles assurent une excellente aération mais sèchent assez vite.
- Fibre de coco : retient davantage l’humidité, utile pour des orchidées qui n’aiment pas les sécheresses prolongées.
- Billes d’argile : très drainantes, elles servent surtout de couche de fond ou de support pour les espèces à racines aériennes.
Pour simplifier, Camille s’est longtemps appuyée sur des mélanges commerciaux « spécial orchidées » qui combinent ces éléments dans les bonnes proportions. Avec le temps, elle a commencé à adapter ces mélanges en ajoutant plus ou moins d’écorces selon la rapidité de séchage souhaitée.
Rempoter au bon moment et avec les bons gestes
Le rempotage n’est pas réservé aux collectionneurs. Tous les un à deux ans, le substrat se décompose, se tasse et draine moins bien. Camille a pris l’habitude de vérifier chaque printemps si les racines débordent largement du pot, si le mélange a une odeur de moisi ou s’il reste détrempé longtemps après l’arrosage. Ces signaux indiquent qu’il est temps d’agir.
Elle prépare alors un pot légèrement plus grand, toujours percé, de préférence transparent pour surveiller l’état des racines. Après avoir délicatement dépotté la plante, elle supprime l’ancien substrat, coupe les racines brunes ou molles avec des ciseaux désinfectés, puis installe l’orchidée au centre d’un lit de substrat frais. Elle veille à bien répartir les racines, sans les entasser, et comble les vides avec des morceaux d’écorce.
Point important : elle attend environ une semaine avant de reprendre l’arrosage. Ce délai permet aux racines coupées de cicatriser, ce qui limite les risques de pourriture. Lors du premier arrosage après rempotage, elle opte pour un trempage modéré, en surveillant particulièrement l’égouttage.
Assurer un drainage parfait grâce au pot et à la couche de fond
Le drainage dépend autant du substrat que du pot. Camille a abandonné les pots décoratifs sans trous de fond au profit de contenants percés, entourés au besoin d’un cache-pot plus esthétique. Au fond, elle ajoute souvent une couche de billes d’argile ou de gros graviers pour faciliter l’écoulement de l’eau.
Cette configuration simple a transformé la façon dont l’eau circule dans le système racinaire. Au lieu de stagner, elle passe, hydrate, puis sort. Les racines respirent mieux, les champignons se développent moins et la plante réagit par un feuillage plus ferme et des tiges florales mieux formées.
C’est à ce stade qu’elle a commencé à vouloir comparer et optimiser systématiquement ses gestes de culture. Pour cela, un outil synthétique et pratique s’est révélé très utile.
Calculateur d’arrosage pour orchidées
Estimez la fréquence d’arrosage idéale en fonction de votre environnement.
Comment utiliser ce calculateur ?
Cet outil donne une estimation de base. Observez toujours les racines (vertes = encore humides, gris argenté = besoin d’eau) et ajustez selon votre orchidée.
L’arrosage recommandé se fait par trempage : plongez le pot dans une bassine d’eau à température ambiante, laissez imbiber quelques minutes, puis égouttez très bien.
Grâce à ce type d’outil, Camille ajuste désormais son calendrier d’arrosage en fonction des conditions exactes de son appartement, plutôt que de se fier à des moyennes trop générales. Elle combine ces indications avec l’observation directe des racines et du substrat pour prendre ses décisions au plus juste.
Entretenir le substrat au quotidien
Au-delà du rempotage périodique, Camille a intégré quelques gestes simples à sa routine d’entretien. Elle retire régulièrement les débris végétaux en surface, comme les fleurs fanées ou petits morceaux d’écorce dégradés, afin de limiter le développement de moisissures. Elle évite également d’ajouter trop d’engrais, surtout si le substrat est encore humide, pour ne pas brûler les racines.
Une fois par mois, elle procède à un rinçage plus abondant lors du trempage afin d’éliminer les sels minéraux accumulés, surtout lorsqu’elle utilise de l’eau du robinet reposée. Ce nettoyage discret prolonge la durée de vie du substrat et maintient un milieu sain pour la plante.
Lorsque ces bases sont en place, l’orchidée réagit par une croissance régulière et des feuilles bien tendues. Vient alors la question des conditions globales : éclairage, humidité ambiante, température et circulation d’air, que nous allons explorer maintenant.
Éclairage, humidité et environnement : créer des conditions idéales pour l’arrosage
Une orchidée bien arrosée mais mal placée dans la maison aura toujours du mal à s’épanouir. L’éclairage, l’humidité, la température et la circulation de l’air influencent directement la consommation d’eau de la plante et la vitesse à laquelle le substrat sèche. Camille a compris qu’en ajustant ces paramètres, elle pouvait espacer certains arrosages sans affaiblir la plante, tout en préservant une floraison généreuse.
Ainsi, elle a progressivement transformé un simple rebord de fenêtre en un véritable petit coin tropical équilibré, où l’arrosage devient un levier parmi d’autres plutôt qu’un geste isolé.
Bien positionner l’orchidée par rapport à la lumière
La plupart des orchidées d’intérieur apprécient une lumière vive mais indirecte. Un soleil direct derrière une vitre peut brûler les feuilles et faire évaporer l’eau beaucoup trop vite. Camille a donc installé ses Phalaenopsis près d’une fenêtre orientée à l’est, où elles reçoivent la lumière du matin, plus douce.
Elle a remarqué qu’une orchidée placée trop loin d’une source lumineuse développera des feuilles allongées, d’un vert très foncé, et aura tendance à moins fleurir. Paradoxalement, cette plante consommera aussi moins d’eau. Dans ce cas, elle a ajusté la fréquence d’arrosage à la baisse, car le substrat restait humide plus longtemps.
Gérer l’humidité de l’air sans détremper le substrat
Un air sec oblige souvent à augmenter la quantité ou la fréquence de l’arrosage, ce qui peut rapidement conduire à un substrat saturé. Camille a privilégié une autre approche : agir sur l’atmosphère elle-même. Avec des plateaux de billes d’argile, quelques vaporisations ciblées et le regroupement de plusieurs plantes au même endroit, elle a recréé un microclimat plus stable autour de 50 à 70 % d’humidité.
Ce changement a eu un effet immédiat : les extrémités des racines aériennes restaient actives, les feuilles gardaient un bel éclat, et surtout, les arrosages pouvaient rester espacés sans que la plante ne montre de signes de soif. En parallèle, elle a veillé à ce que la pièce soit bien aérée, en ouvrant la fenêtre quelques minutes chaque jour pour renouveler l’air.
Température, courants d’air et stabilité de la plante
La température agit comme un accélérateur ou un frein du métabolisme de l’orchidée. En cas de chaleur, la consommation d’eau augmente. Camille a donc adapté sa quantité d'eau et sa fréquence de trempage pendant les périodes les plus chaudes, tout en évitant les écarts brusques.
Elle a aussi pris soin de ne pas placer ses orchidées juste au-dessus d’un radiateur ou dans un courant d’air froid, deux situations qui dessèchent rapidement les racines et perturbent la plante. Une fois qu’elle a trouvé un emplacement stable, elle a limité au maximum les déplacements des pots, laissant à l’orchidée le temps de s’adapter à ces nouvelles conditions.
En maîtrisant cet environnement, Camille a réussi à transformer un geste délicat – l’arrosage – en simple ajustement régulier, beaucoup plus facile à accomplir sereinement.
Un complément vidéo sur le choix du substrat et la gestion du drainage peut vous aider à visualiser les bons gestes décrits dans cette partie.
Prévenir les maladies et ravageurs liés à l’arrosage des orchidées
Un arrosage mal maîtrisé ouvre la porte à de nombreux problèmes sanitaires : champignons, pourriture des racines, cochenilles qui profitent d’un air trop sec, pucerons attirés par des tissus affaiblis. Camille a connu ces désagréments lorsqu’elle a commencé sa collection d’orchidées, avant de mettre en place une vraie stratégie de prévention. La clé : surveiller régulièrement, ajuster les apports d’eau et intervenir dès les premiers signes anormaux.
Elle a compris que la plupart de ces problèmes ne sont pas une fatalité, mais plutôt la conséquence de petites erreurs répétées sur la durée. En corrigeant ces détails, elle a réussi à garder ses plantes en bonne santé sans recours systématique aux produits chimiques.
Repérer rapidement les signaux d’alerte
Une fois par semaine, Camille réserve quelques minutes pour inspecter feuilles, tiges et racines. Elle recherche des taches, des déformations, des amas cotonneux ou des zones molles. Cette routine simple lui permet de détecter les problèmes alors qu’ils sont encore localisés.
Quelques signes typiques ont retenu son attention :
- Taches noires molles au niveau des racines : souvent signe de pourriture liée à un excès d’arrosage ou à un mauvais drainage.
- Amas blancs et collants dans les creux de feuilles : présence probable de cochenilles farineuses.
- Feuilles flétries malgré un substrat humide : les racines sont peut-être déjà endommagées et n’absorbent plus correctement l’eau.
En associant ces indices à l’historique de ses arrosages, elle parvient désormais à identifier rapidement la cause du problème et à y répondre de manière ciblée.
Solutions naturelles et bonnes pratiques de prévention
Pour traiter les petites infestations de pucerons ou de cochenilles, Camille utilise principalement des solutions douces. Elle prépare par exemple un mélange d’eau tiède et de savon noir, qu’elle applique au chiffon sur les zones atteintes. Cette méthode mécanique et douce respecte l’équilibre général de la plante et évite de fragiliser davantage les tissus.
Pour renforcer les défenses naturelles de ses orchidées, elle pulvérise parfois des infusions de prêle refroidies sur le feuillage (en évitant les fleurs). Riche en silice, cette plante renforce les parois cellulaires et limite la progression de certains champignons. Associée à un arrosage maîtrisé, cette approche lui a permis de diminuer fortement les attaques récurrentes.
Hygiène des outils et rôle de l’arrosage dans la propagation des maladies
Chaque rempotage ou taille de racine est potentiellement une porte d’entrée pour les pathogènes. Camille désinfecte systématiquement ses ciseaux avec de l’alcool avant de passer d’une plante à l’autre. Elle évite également de réutiliser un substrat déjà employé, même s’il semble visuellement sain.
Elle a aussi modifié sa façon d’arroser plusieurs orchidées à la suite. Plutôt que d’utiliser la même eau de trempage pour toute sa collection, elle préfère vider et renouveler la bassine entre les plantes suspectes et les autres. Ce simple changement a réduit considérablement les transmissions croisées de maladies par l’eau.
Au fil du temps, Camille a compris que garder des orchidées en pleine santé repose moins sur des traitements curatifs que sur une attention régulière, quelques gestes d’hygiène simples et un arrosage réfléchi. En combinant ces éléments, elle a transformé ses premières difficultés en une expérience gratifiante, rythmée par des floraisons régulières.
Quelle est la meilleure fréquence pour arroser une orchidée Phalaenopsis ?
La plupart des Phalaenopsis se contentent d’un arrosage environ une fois par semaine, en trempage ou par le haut, à condition que le substrat ait eu le temps de sécher partiellement. Plutôt que de suivre un calendrier strict, observez la couleur des racines : vert vif, elles sont hydratées ; gris argenté, il est temps d’arroser. Adaptez aussi en fonction de la température et de l’humidité de la pièce.
Quelle quantité d'eau utiliser pour arroser une orchidée ?
En trempage, il n’est pas nécessaire de mesurer précisément la quantité d’eau : l’important est de couvrir tout le pot pendant 10 à 15 minutes, puis de laisser égoutter complètement. En arrosage par le haut, versez lentement jusqu’à ce que l’eau s’écoule par les trous du pot, sans laisser de réserve dans la soucoupe. Mieux vaut un apport généreux mais ponctuel qu’un petit filet répété trop souvent.
Faut-il vaporiser les feuilles et les fleurs d’orchidée ?
Vous pouvez vaporiser légèrement autour des feuilles et sur les racines aériennes pour augmenter l’humidité ambiante, surtout si l’air est très sec. En revanche, il vaut mieux éviter de pulvériser directement les fleurs, qui risquent de tacher et de tomber plus vite, ainsi que le cœur de la plante, sensible aux pourritures. Privilégiez une brume très fine et des heures où la plante sèche rapidement.
Comment savoir si mon orchidée manque d'eau ou en a trop ?
En cas de manque d’eau, les racines deviennent gris argenté, le substrat est très léger et les feuilles peuvent se ramollir légèrement tout en restant vertes. En cas d’excès d’eau, les racines brunissent et deviennent molles, parfois avec une odeur de moisi, et les feuilles peuvent aussi se flétrir car l’eau ne circule plus correctement. Vérifiez toujours l’état des racines en priorité pour poser le bon diagnostic.
Quel type d'eau utiliser pour arroser une orchidée ?
L’idéal est une eau peu calcaire : eau de pluie propre, eau filtrée ou eau en bouteille faiblement minéralisée. Si vous utilisez l’eau du robinet, laissez-la reposer 24 heures dans une carafe pour permettre au chlore de s’évaporer et aux dépôts les plus lourds de se déposer. Une eau trop dure encrasse progressivement les racines et le substrat, ce qui peut perturber la nutrition de la plante.