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Comment ouvrir un bar a chicha ?

Les bars à chicha sont extrêmement populaires en France. Vous envisagez d’ouvrir un bar à chicha, mais vous n’êtes pas sûr de vous. Comment procéder ? 

Quelle réglementation devez-vous respecter pour ouvrir un restaurant de shisha ? 

Quelle forme juridique devez-vous choisir ? 

Quel est le processus pour mettre en place le cadre juridique de ce chicha-bar ? 

Voici ci-dessous la réponse à la question : comment créer un bar à chicha ?

1. Ouvrir le bar à chicha

Si vous envisagez d’ouvrir un bar à chicha, il est essentiel d’élaborer un business plan. Il s’agit d’un document appelé « business plan« , qui doit exposer précisément les points essentiels de votre idée. Il s’agit d’un outil crucial pour réussir dans votre entreprise.

Un plan d’affaires doit contenir :

  • le but de votre idée l’objectif du projet ;
  • la cible et ses exigences ; les clients et leurs besoins
  • le mode de fonctionnement ;
  • l’équipe qui se consacre à votre entreprise
  • le mode de financement ;
  • Le plan d’évolution est prévu

Dans un premier temps, vous devez donc réaliser une étude de marché. Cette étude vous permet d’évaluer si votre idée est réalisable. Elle vous aidera également à créer un plan d’affaires. Vous devez examiner la concurrence dans les environs de la zone où vous avez l’intention d’ouvrir votre propre bar à chicha, et il est également important d’étudier la concurrence en général.

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Il est important de choisir l’emplacement dans lequel vous allez ouvrir votre bar et aussi de négocier l’acquisition de l’entreprise. L’emplacement est vital. Choisissez un endroit qui est une zone de circulation importante.

Vous allez ensuite créer votre plan financier, qui comprend un compte de résultat prévisionnel. Ce plan financier permettra aux investisseurs potentiels de se faire une idée de la viabilité de votre idée. Plus votre plan financier sera réaliste, plus vous aurez de chances d’obtenir un financement.

2. Quelles sont les règles à respecter ?

La loi est très extrêmement stricte pour autoriser la création d’un bar à chicha. En réalité, tout établissement public est non-fumeur selon les lois.

Vous devez donc respecter les règles suivantes :

  • il doit s’agir d’espaces fumeurs d’une superficie maximale de 20 % de la surface totale de votre établissement, sans toutefois dépasser 35 mètres carrés ;
  • L’espace fumeur doit être une pièce fermée. Il doit être spécifiquement conçu pour permettre de fumer la shisha.
  • Vous n’êtes pas autorisé à effectuer un service quelconque dans l’espace fumeur ;
  • L’espace fumeur doit être équipé d’un extracteur d’air par ventilation mécanique, indépendant de la climatisation
  • L’espace fumeur doit être équipé de fermetures automatiques qui ne peuvent être ouvertes accidentellement ;
  • Les fumoirs ne doivent pas être utilisés comme moyen de déplacement ;
  • Vous devez apposer des panneaux d’interdiction de fumer à l’entrée et dans votre établissement.

En outre, vous devez respecter les mêmes règles que tout autre restaurant ou établissement servant de l’alcool.

L’équipe doit comprendre une personne ayant suivi une formation en hygiène alimentaire.

Les normes d’hygiène et de sécurité doivent être respectées dans tout établissement ouvert au public.

Ensuite, vous identifierez le nom du bar, et enregistrerez votre nom auprès de l’INPI pour le sauvegarder.

Lors de votre installation, il est nécessaire d’informer un fonctionnaire de la Direction Départementale chargée de la Protection des Populations (DDCPP).

3. Quelle forme juridique dois-je utiliser pour ouvrir un établissement appelé bar à chicha ?

La micro-entreprise

La micro-entreprise désigne un système d’entreprise individuelle. Cela vous permet de vous lancer rapidement et sans effort. En effet, le processus n’est pas très compliqué. C’est l’un des principaux avantages de la micro-entreprise. C’est pourquoi le statut d’autoentrepreneur peut être typiquement utilisé pour évaluer la viabilité d’un plan. Contrairement à la création d’une société, il n’est pas nécessaire de rédiger des statuts ou de mettre de l’argent dans un capital à partager. En outre, la micro-entreprise vous permet d’éviter la TVA en vous permettant de profiter de l’exemption de TVA en fonction de niveaux de revenus spécifiques.

Toutefois, elle a ses inconvénients. En particulier, vous êtes limité en termes de chiffre d’affaires à un seuil de 176 200 euros dans le cas d’activités liées aux services et de 72 500 euros pour les opérations d’achat-vente. Si vous dépassez ces seuils, vous n’êtes plus éligible au régime de la microentreprise et tombez sous le régime de l’entreprise individuelle.

De plus, vous ne bénéficiez pas d’une exonération de responsabilité pour les entreprises. Les biens personnels ne sont pas concernés (sauf votre résidence principale) suite à la loi Macron en 2015).

L’EURL

L’EURL est une société à responsabilité limitée qui appartient à une seule personne. Vous êtes le seul administrateur de votre entreprise. Cela signifie que vous pouvez décider de votre salaire. Il s’agit toutefois d’une société, contrairement à l’entreprise individuelle évoquée précédemment. Cela signifie que les formalités sont plus rigoureuses. Vous devez notamment verser un montant important de cotisations sociales (jusqu’à 45 % de votre salaire). 

Cependant, les biens personnels que vous possédez sont séparés du patrimoine professionnel, ce qui peut être avantageux en cas de difficultés financières. En outre, vous avez la possibilité de décider de vous placer dans la tranche d’imposition des revenus (IR) ainsi que dans celle de l’impôt sur les sociétés (IS).

Par ailleurs, en tant que gérant d’EURL, vous pouvez également cotiser à la Sécurité sociale. Régime de sécurité sociale. Depuis le 1er janvier 2020, la Sécurité sociale des travailleurs indépendants fait désormais partie du Régime général d’assurances sociales. La Sécurité sociale des travailleurs indépendants fait partie du Régime général de la Sécurité sociale.

La SASU

Si vous êtes une société par actions simplifiée à associé unique (SASU) Vous êtes également gérant associé unique cependant vous êtes considéré comme un dirigeant ayant le statut de salarié. Vous relevez donc du régime général de la sécurité sociale. Les cotisations que vous devrez payer sont plus importantes. Elles s’élèvent à 82 % de votre revenu mensuel.

Il s’agit de la SARL ou de la SAS Entreprises pluripersonnelles

La SARL et la SAS ainsi que la SAS sont deux sociétés qui permettent la création d’une entreprise à plusieurs associés. Toutefois, comme pour leurs homologues unipersonnelles (respectivement EURL et SASU), les formalités de création de ces entreprises sont plus compliquées par rapport aux formes de sociétés individuelles.

L’administration qui fait partie de la SAS peut être plus souple que celle de la SARL. La création de l’acte constitutif, par exemple, est plus souple qu’avec une SARL. En outre, il est beaucoup plus facile d’attirer de nouveaux associés dans une SAS.

Le revers de la médaille est que la SARL vous permet d’incorporer votre conjoint dans l’entreprise en tant que collaborateur.

Le processus d’ouverture d’un bar nécessite un certain nombre d’étapes à respecter.Il est préférable de vous accompagner dans toutes les formalités et toutes les démarches par un professionnel, depuis le choix des formes juridiques jusqu’à l’obtention de votre Kbis.

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